~Charte Mondiale de la personne en psychothérapie~

Cette charte a été élaborée par la Fédération Française de Psychothérapie et de Psychanalyse www.FF2P.fr à l’occasion de ses États Généraux en 2001. Elle a été votée par le World Council for Psychotherapy (WCP) sur proposition de la France, le 14 juillet 2002, lors de l’Assemblée générale de ses membres, pendant le 3ème Congrès Mondial de Psychothérapie à Vienne (Autriche) – Congrès qui a réuni 4000 psychothérapeutes de 80 pays de tous les continents.

 

  • Droit à la dignité et au respect

Quelque soit sa demande ou son état psychique, la personne en psychothérapie a droit au respect, à la dignité et à l’intégrité de sa personne physique et mentale, sans discrimination d’aucune sorte.

  • Droit au libre choix

La personne en psychothérapie a le droit de choisir librement sa méthode et son psychothérapeute, et de modifier ce choix si elle l’estime nécessaire.

  • Droit à l’information

La personne en psychothérapie a le droit de connaître la ou les méthode(s) employée(s) par le psychothérapeute, ainsi que sa qualification, sa formation et son affiliation professionnelle.

  • Conditions de la psychothérapie

Les conditions de la psychothérapie doivent être précisées avant tout engagement : les modalités (verbales, émotionnelles, corporelles…) la durée et la fréquence des séances, la durée présumée du traitement et ses conditions de prolongation ou d’arrêt, le coût financier (honoraires, prise en charge éventuelle, règlement des séances manquées).

  • Droit à la confidentialité

Le psychothérapeute doit s’engager auprès de la personne en thérapie, au secret professionnel absolu, concernant tout ce qui lui est confié au cours de la thérapie. Cette confidentialité est une condition indispensable à la relation thérapeutique. Elle est limitée par les dispositions en vigueur.

  • Engagement déontologique du psychothérapeute

Le praticien est tenu de respecter le code de déontologie de son organisme professionnel de référence. Ce code est communiqué sur simple demande. Le psychothérapeute est dans l’obligation d’assumer ses responsabilités : il doit s’engager à ne pas utiliser la confiance établie à des fins de manipulation politique, sectaire ou personnelle (dépendance émotionnelle, intérêt économique, relations sexuelles….)

  • Procédure de doléance

En cas de plainte ou de réclamation, la personne en psychothérapie peut s’adresser à des organismes professionnels de recours ou à la justice.